Ligue des Champions, l'exploit des petits clubsLa nouvelle formule de la LDC, une bonne leçon signée Michel Platini22 oct. 2009 Stéphane Tranquille
Au terme de la phase aller, certains clubs novices à ce niveau font un joli pied-de-nez à tous ceux qui les voyaient déjà se ridiculiser.
Michel Platini ne s'est pas fait que des amis lorsqu'il a proposé sa nouvelle formule de la Ligue des Champions. "Vous écrirez ce que vous voudrez, mais moi je vois plus de pays représentés et plus de vrais clubs champions", s'est défendu le président de l'UEFA. Et il a eu du nez en permettant à ces champions de participer à la Champion's League, car ils honorent pour l'instant très bien leur première participation. Petite piqûre de rappelLe 24 mars 2009, l'UEFA, présidée par l'ancien Ballon d'Or Michel Platini, a voté une nouvelle mouture, fort décriée, de la Ligue des Champions. Celle-ci accueillera toujours 32 clubs en phase finale mais c'est au niveau des nationalités présentes que les principaux changements se font ressentir. En effet, désormais, les Champions nationaux des pays classés entre les 10ème et 12ème rangs au coefficient UEFA intègrent directement la phase de poules. Ce qui laisse forcément la place à d'autres champions de pays moins biens classés. Ces équipes accèdent directement au 3ème tour de qualification : elles ont donc une rencontre aller-retour à remporter pour valider leur ticket pour la phase de groupes. Des surprises venues de l'EstDans une poule certes très indécise, un des exemples les plus parlants de ce phénomène est le Rubin Kazan. Au côtés du champion en titre, le FC Barcelone, et d'une pointure européenne, l'Inter Milan, le champion de Russie réalise un parcours plus qu'honorable avec une victoire sur le terrain de l'ogre barcelonais et un nul face aux Intéristes. Pour leur part, les roumains d'Urziceni figurent à la deuxième place de leur groupe après leur éclatante victoire chez les Glasgow Rangers, un habitué des coupes européennes. Ces équipes profitent-elles de la méforme des grands noms européens? Certains d'entre eux ont beau avoir de grandes difficultés dans leur poule respective, il apparaît peu probable que cette réussite soit uniquement dûe à cela. Une chance en or ?À l'instar de l'Anorthosis Famagouste la saison dernière, ces clubs voient cette occasion comme une chance unique et jouent donc le coup à fond. De plus, d'un point de vue financier, ces "petits poucets" gagnent des sommes qui leur semblent faramineuses. En effet, la prime de victoire en poules s'élève à 321 000 €. Une somme non négligeable pour des clubs de cette stature. Bien sûr, il faut mettre à part le cas de certains clubs russes, détenus par de grands magnats du pétrole, qui ont pour leur part des finances parfois bien supérieures à celles de clubs français par exemple. Enfin, quoi qu'il en soit, ces équipes auront marqué l'édition 2009-2010 de la Champion's League par leurs performances et nul doute que les prochaines éditions ne perdront pas de leur intérêt.
Les droits de l'article Ligue des Champions, l'exploit des petits clubs publié dans Football appartiennent à Stéphane Tranquille. La permission de reproduire Ligue des Champions, l'exploit des petits clubs dans la presse traditionnelle ou sur internet doit être accordée par écrit par l'auteur lui-même.
Autres articles
Voir aussi
Thèmes associés
|